mardi 4 mai 2010

Peur de quoi?


Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais il est impossible de trouver un blog sur lequel il est mention de bankroll live. En clair, les joueurs se laissent parfois aller à montrer de vagues graphes issus de tracker qui montrent une belle courbe online. Mais quid du live ?

POURQUOI ?

1. L’exception culturelle Française
Bin oui nous sommes différents ! Cela me rappelle une discussion avec un des mes chefs Américains à qui j’avais vraiment du mal à expliquer que la participation était légale en France et qu’il était hors de question qu’il garde tous les bénéfices pour lui.. Il me dit alors, essayant de baragouiner en Français « Oh vououo alors vous êtes touillours pas pareillle ». Il est vrai qu'aux USA cela fait très bien d’arriver en soirée et de dire, "je viens d’être promu directeur et je vais gagner 8000€ par mois avec un bonus de 30% par an". Essayez donc en France, vous m’en direz des nouvelles. Mieux invitez-moi !, je me ferai discret..

2. La peur du fisc
Je vous rappelle que : « l 'ISF n'est dû que par les personnes physiques dont le patrimoine net imposable excède un seuil fixé à 790 000 € ». Bin y’a du boulot non ? En ce qui me concerne j’en suis loin, je n’ai même pas 10% en bankroll.
Taxation des revenus ? Bin non, tant que le poker est considéré comme un jeu de hasard (allez faire un tour à Divonne et après quelques soirées on en est presque convaincu !).

3. La Honte
Parce qu’elle est trop petite ? (Tiens ca me rappelle de vagues discussions en CM2 en train d’uriner au fond d’un champ avec mes camarades de classe).. Bof ce n’est pas la taille qui compte disions nous à notre copain Nico l’inconsolable. Franchement je suis tombé à moins de 2000€ après une chute vertigineuse de plus de 10 000€ et je n’en suis pas mort, j’ai certes frôlé la brokitude mais je suis plutôt fier de m’en être tiré et d’être revenu dans une zone confortable.. Tout le monde passe par là, il parait que Doyle Brunson a été broke (en banqueroute) plus de 100 fois. Remarquez quand je le vois jouer son 10/2 en table finale, je le crois volontiers. (Eh oui je m’autorise à critiquer l’un des meilleurs joueurs du monde, je suis comme ça moi !)..

Si vous avez des idées, dites moi je suis à court (clin d'oeil à Nico). J’ai même un bel article en réserve sur MA bankroll mais je ne le publierai pas tant que je n’ai pas compris pourquoi..

lundi 3 mai 2010

Main fétiche ?


WE chargé poker..

Vendredi soir, je pars faire un sit&go avec mon pote Nico (ça rime !). Mais avant, je passe chez lui et nous buvons du rosé, trop de rosé, beaucoup trop pour jouer au poker… C’est donc parfaitement désinhibé et jovial que j’arrive au casino de Challes les Eaux.

Structure : 1500 jetons, blindes 10/20 niveaux de 30 mn. 1 rebuy et 1 add-on possible (en clair 2 rachats de jetons supplémentaires). Donc environnement sanglant pour les stagiaires bouchers/charcutiers. Et là première erreur : on peut immédiatement faire un rebuy, ce qui m’aurait permis de jouer à 3000 jetons, mais mal renseigné, je ne le fais pas. Pas de jeu, tentative de bluff ratée et 3 coin flips perdus plus tard je meurs 5ème.

Une table de cash game 2/4 (100/500) ouvre. Je me cave à 500 avec mon vieux pote Alain et c’est parti. Niveau faible et peu agressif. Je ne trouve pas grand-chose au début et là, je touche MA MAIN FETICHE ! Il n’y a rien de plus inutile que cela. Mais pour reprendre Théophile Gautier : « tout ce qui est beau est inutile ». Je touche donc 74 au bouton (clin d’œil à Vesper Lynd qui se reconnaîtra !).

Je suis donc après un relance molle d’un joueur chewing gum (12€).
Flop 653 avec 2 trèfles. Et bien voilà, Stentor le Dieu des cartes me propose une quinte floppée. Malabar fraise mise 12 dans un pot de 60, je relance à 80. Nous sommes deux, il regarde ses cartes, me regarde l’air hagard et suit. Turn insignifiante mais pas à trèfle. Il checke et je lui demande ses 120 derniers euros qu’il mise après 3 minutes d’hésitation. River trèfle, il ouvre 56 en main et me terrasse avec un full à la river.. Déception, ma main fétiche n’est plus ce qu’elle était.

Berk le mauvais vendredi à -280€..


Samedi, cash game à Uriage avec tous les joueurs les plus larges de Grenoble. Pot moyen à 328€. La phrase de la soirée est attribuée à Polo, Marseillais de son état, qui après avoir été suivi 6 fois sur une relance de sa main de 68€ (tout de même), déclara calmement avec un fort accent :

« Alors puisque c’est comme ça, au flop je vous conseille de mettre vos casques ».

Bref, j’ai effectivement mis mon casque et suis reparti avec 600€ de plus (cavé à 1500 tout de même).